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Guide de marque Par Manu Ferreira, ex-mécanicien moto

Shark moto : histoire du casquiste marseillais et guide de gamme

Quel casque Shark choisir ?

Shark est un casquiste, pas un équipementier généraliste : toute sa gamme se concentre sur le casque, avec deux modèles réels déjà comparés sur notre page casque. Ce guide retrace l'histoire de la marque marseillaise, explique où sont vraiment fabriqués ses casques et aide à choisir entre intégral, modulable et jet dans la gamme Shark.

1986
année de fondation
Marseille, France
origine de la marque
2
produits déjà comparés ici
3
familles (intégral, modulable, jet)
Dernière mise à jour : 30 août 2026. Histoire vérifiée par recherche web, produits déjà publiés sur ce site.

Histoire de la marque

L'histoire de Shark commence loin du casque : en 1929, la famille Teston ouvre un commerce de cycles à Marseille. À partir de 1966, les parents des futurs fondateurs de Shark, André et Robert Teston, deviennent importateurs de la marque italienne Moto Guzzi pour la France. En 1975, cette activité d'import passe entièrement chez Motobécane, et les deux frères se tournent vers l'import du casque italien Nava.

En 1986, quand Nava commence à rencontrer des difficultés, André et Robert Teston décident de créer leur propre marque de casques plutôt que de continuer à dépendre d'un fournisseur italien fragilisé : Shark est née. La première unité de production s'installe à Marseille pour les modèles haut de gamme. Aujourd'hui, le fabricant marseillais vend plus de 380 000 casques par an dans une soixantaine de pays.

Où sont fabriqués les casques Shark aujourd'hui

La conception, la recherche et développement, le marketing et le service après-vente restent basés à Marseille, avec un site supplémentaire en Normandie. La fabrication physique, elle, se répartit entre deux pays selon la technologie de coque : les casques en composite (fibre de verre ou mélange de fibres), les plus légers et les plus chers de la gamme, sont fabriqués en Thaïlande ; les casques en polycarbonate injecté, plus accessibles, sont fabriqués au Portugal. Une répartition assez proche de ce que pratiquent la plupart des casquistes européens de taille comparable, qui gardent la conception au siège et répartissent la production selon la technologie et le volume.

La gamme Shark déjà comparée sur ce site

Chaque fiche renvoie vers le comparatif complet de sa catégorie, avec les autres marques et le bouton d'achat.

Casque intégral

Shark Skwal i3

Intégral · LED intégrées, ajustement Best Fit

Intégral orienté route et usage urbain, avec un stop-light à LED activé par accéléromètre qui s'allume en décélération pour signaler un freinage aux véhicules suiveurs. L'intérieur Best Fit s'appuie sur un scan de plus de 500 visages pour la forme des mousses.

Voir sur Casque intégral →
Casque jet

Shark Skwal Jet Cup

Jet · écran solaire intégré

Jet avec écran solaire escamotable intégré, pensé pour un usage urbain où l'on garde le casque sur la tête à l'arrêt sans être ébloui en plein soleil.

Voir sur Casque jet →

Comment choisir dans la gamme Shark

Une marque construite sur la compétition

Shark met la compétition au cœur de sa stratégie depuis les débuts de la marque. Deux noms reviennent sur la page officielle consacrée à cette histoire : Raymond Roche, premier champion du monde français de Superbike en 1990, et Carl Fogarty, cinq fois champion du monde WSB (World Superbike), ont tous les deux porté un casque de la marque marseillaise durant leur carrière.

Cet ancrage compétition se poursuit aujourd'hui en MotoGP : Johann Zarco et Raul Fernandez figurent parmi les pilotes équipés par la marque sur la saison 2025, et Shark a annoncé un partenariat officiel avec le MotoGP pour lancer une collection de casques sous licence à partir de 2026. Un historique qui explique pourquoi la marque continue d'investir dans le développement de coques composite haut de gamme comme celles fabriquées en Thaïlande, plutôt que de se limiter à l'entrée de gamme polycarbonate.

Un casquiste pur, contrairement à un équipementier généraliste

Contrairement à Alpinestars ou Furygan, présentes sur plusieurs types de produits (gants, blouson, pantalon), Shark ne fabrique que des casques. Cette spécialisation se retrouve dans la largeur de la gamme : intégral, modulable et jet sont tous les trois couverts, avec des déclinaisons pensées pour des usages précis (urbain, route, sportif) plutôt qu'un seul modèle générique décliné en plusieurs couleurs.

Intégral, modulable, jet : la gamme Shark au-delà des deux modèles comparés ici

Notre comparatif casque cite deux Shark, tous les deux hors de la famille modulable : le Skwal i3 en intégral et le Skwal Jet Cup en jet. La gamme modulable de la marque existe bel et bien à côté de ces deux familles, avec des références comme l'Evo-GT, succession du Evo-One 2 positionnée sur le haut de gamme modulable (face à des concurrents comme le Shoei Neotec 2), et l'Evojet, un modulable plus léger (environ 1 450 g annoncés) au style proche d'un jet fermé. Ces deux références ne sont pas comparées sur ce site à ce jour, faute de prix Amazon fiable relevé au moment de la rédaction, mais elles existent bien dans le catalogue Shark actuel pour qui cherche un modulable de la marque.

LED, écran solaire : les technologies Shark qui reviennent sur plusieurs casques

Le Skwal i3 de notre comparatif intègre un stop-light à LED déclenché par accéléromètre, une technologie que l'on retrouve sur plusieurs intégraux et modulables Shark au-delà de ce seul modèle : elle vise la visibilité en circulation urbaine, en signalant une décélération aux véhicules suiveurs avant même l'actionnement du frein arrière de la moto. L'écran solaire interne escamotable du Skwal Jet Cup répond à un besoin différent, propre aux jets et à certains intégraux : éviter d'avoir à transporter un écran solaire rapporté ou des lunettes de soleil séparées.

Bien choisir entre intégral et jet chez Shark

Le choix entre les deux familles couvertes par notre comparatif dépend d'abord de l'usage, pas de la marque : un intégral comme le Skwal i3 protège l'intégralité du visage, y compris le menton, une protection nécessaire sur route ou voie rapide. Un jet comme le Skwal Jet Cup laisse le bas du visage totalement exposé, un compromis acceptable seulement à vitesse modérée et en usage urbain. Voir notre guide casque complet pour le détail des trois familles et la méthode de mesure de taille, commune à toutes les marques dont Shark.

5 erreurs à éviter à l'achat

Ce qui fait basculer un bon produit en mauvais choix, à l'usage.

  1. Penser que tous les casques Shark sont fabriqués en France. Seules la conception, la R&D, le marketing et le SAV restent basés à Marseille et en Normandie. La fabrication physique se fait en Thaïlande pour les coques composite et au Portugal pour les coques polycarbonate.
  2. Choisir un Skwal Jet Cup pour un usage route rapide régulier. L'absence de mentonnière sur un jet laisse le bas du visage sans protection : ce format convient à un usage urbain à vitesse modérée, pas à un trajet régulier sur voie rapide ou autoroute.
  3. Chercher un modulable Shark en ne regardant que les deux modèles de ce comparatif. Le Skwal i3 et le Skwal Jet Cup couvrent l'intégral et le jet, pas le modulable : la gamme Evo (Evo-GT, Evojet) existe chez Shark pour cet usage mais n'est pas comparée sur ce site à ce jour.
  4. Confondre le stop-light LED avec un éclairage homologué route. Le stop-light à LED du Skwal i3 est un signal de freinage additionnel activé par accéléromètre, pas un équivalent d'un feu stop homologué de véhicule : il complète la visibilité, il ne remplace aucun équipement obligatoire de la moto.
  5. Négliger l'homologation ECE réelle du millésime acheté. Comme pour les autres marques, l'étiquette d'homologation cousue à la jugulaire (ECE 22.05 ou 22.06 selon le millésime) doit être vérifiée sur la fiche exacte du modèle acheté plutôt que supposée par le nom de la gamme.

Questions fréquentes

Quelle est l'origine de la marque Shark ?

Shark est une marque française créée en 1986 à Marseille par les frères André et Robert Teston. Leur famille tenait un commerce de cycles à Marseille depuis 1929, puis a importé la marque italienne Moto Guzzi dès 1966 et le casque italien Nava dès 1975, avant que les deux frères ne lancent leur propre marque de casques quand Nava a rencontré des difficultés.

Qui fabrique les casques Shark ?

Shark fabrique ses propres casques dans ses propres usines, mais pas uniquement en France : la conception et le R&D restent à Marseille, tandis que la fabrication physique se répartit entre la Thaïlande pour les coques composite haut de gamme et le Portugal pour les coques polycarbonate d'entrée de gamme.

Quel est le meilleur casque Shark ?

Cela dépend de l'usage : pour la route et un usage régulier, un intégral comme le Skwal i3 de notre comparatif offre la protection la plus complète. Pour un usage urbain avec besoin de visibilité et de confort à l'arrêt, un jet comme le Skwal Jet Cup ou un modulable de la gamme Evo conviennent mieux.

Shark propose-t-il des casques modulables ?

Oui, la gamme Evo de la marque (Evo-GT, Evojet) couvre le format modulable, avec une mentonnière relevable. Ces références ne sont pas comparées sur ce site à ce jour : notre comparatif casque cite deux Shark, un intégral (Skwal i3) et un jet (Skwal Jet Cup).

Quels produits Shark sont comparés sur ce site ?

Deux casques réels sur notre page casque : le Skwal i3 en intégral, avec LED intégrées et ajustement Best Fit scanné sur plus de 500 visages, et le Skwal Jet Cup en jet, avec écran solaire interne escamotable.

Shark a-t-elle une histoire en compétition moto ?

Oui. Raymond Roche, premier champion du monde français de Superbike (1990), et Carl Fogarty, cinq fois champion du monde WSB, ont tous les deux porté un casque Shark. La marque équipe aujourd'hui des pilotes MotoGP comme Johann Zarco et Raul Fernandez, avec un partenariat officiel MotoGP annoncé pour une collection de casques sous licence à partir de 2026.

À propos de l'auteur

Manu Ferreira

Manu Ferreira

ex-mécanicien moto, testeur d'équipement

Douze ans d'atelier chez un concessionnaire multimarque à Bordeaux, puis convoyeur de motos entre la France et l'Espagne pendant trois ans. Manu démonte, règle et remonte lui-même chaque référence avant d'en parler ici. Aucune marque ne lui envoie de matériel gratuit.

Méthode : les caractéristiques citées (homologation, poids, capacité, matière) viennent des fiches constructeur et des fiches produit Amazon relevées à la date de mise à jour de chaque page. Les normes réglementaires sont vérifiées sur des sources officielles ou des sites spécialisés reconnus avant publication.

Financement : un achat via un lien Amazon de ce site rapporte une commission versée par Amazon, prélevée sur sa marge, jamais sur votre prix. Aucune marque n'achète de place dans un comparatif.

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